Eyealike : la reconnaissance faciale est un peu myope
14 novembre 2007
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Active Symbols, une start-up américaine, vient d’annoncer le lancement de la béta de son Eyealike visual search, la première application d’une technologie permettant de trouver des images à partir d’autres images, sur la base de ressemblances formelles. D’où la tagline de cette béta : « Search the internet visually ».
En résumé, Eyealike part d’un cliché, idéalement une photo d’identité, et se vante de trouver, sinon des sosies, au moins des personnes ressemblantes, dans une base de données images. Un genre d’outil dont les sites de rencontres, notamment, devraient se montrer friands. Hé oui, pour tous ces tristes célibataires qui parcourent les Meetic, Match et autres à la recherche d’une âme sœur ressemblant de préférence à leur star préférée, leur ex ou leur mère, Eyealike, c’est LA solution.
Pour son lancement, Eyealike propose deux services de démonstrations : le premier, Celeb Match, vous dit à quelle célébrité vous ressemblez. Le second, Dream Date, s’adresse directement aux amateurs de rencontres : choisissez le people de vos rêve, Eyealike vous trouve les profils ressemblants parmi une base fictive de photos de site de rencontre. Deux services faisant la promotion d’une seule et même technologie, mais Eyealike n’a pour l’heure pas grand chose d’autre à proposer et son service de communication fait monter la sauce comme il peut.
En guise de test maison, j’ai fait passer à la moulinette du Celeb Match la photo officielle d’un certain président. Et là surprise, j’apprends que Nicolas ressemble pêle-mêle à Paul McCartney, Vince Vaughn, Matt Dillon. A la limite Kiefer Sutherland, pour le côté action star, peut-être ?

Deuxième chance pour Eyealike, avec un petit test de Dream Date. Mettons par exemple que je n’accepte de quitter ma vie de geek qu’à la condition de la refaire avec le sosie d’Angelina Jolie. Et bien là non plus, ce n’est pas gagné, cf. la capture ci-dessous.

Bref, autant l’intérêt de ce type d’outil est évident, autant on peut se demander ce qui a poussé Active Symbols à ouvrir si tôt une béta qui décrédibilise plutôt qu’elle ne vend sa technologie. La nécessité, peut-être, d’une démo en ligne pour générer des contact avec des partenaires ou des investisseurs ? Quoi qu’il en soit, après ce test un peu vachard, on leur souhaite le meilleur, comme du reste à toute start-up qui ne se contente pas de copier un concept mais choisit d’innover, avec les risques que cela comporte.
Facebook Ads vous transformera-t-il en homme sandwich ?
12 novembre 2007
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Il y a quelques jours, Facebook annonçait le lancement de sa platforme publicitaire, Facebook Ads. Il y avait déjà des bannières publicitaires sur Facebook (150M $ de revenus publicitaires l’an dernier), mais coco, elles étaient tellement web 1.0 ! Facebook avait déjà mis un pied dans le ciblage comportemental, avec le désormais défunt Flyers pro, mais c’est un très grand pas qu’il vient de faire avec Facebook Ads. Au risque de faire grincer quelques mâchoires…
Facebook Ads consiste en un ensemble de six services proposés aux annonceurs : Social Ads, Pages, Insight, Beacon, Platform, Polls. Pour un aperçu détaillé de ces services, allez donc voir le synthétique article d’Ecrans. Globalement, il s’agit de faciliter le ciblage comportemental et la prise en charge de Facebook par les annonceurs, mais aussi - surtout ! - de se servir très directement de l’internaute comme d’un vecteur publicitaire gratuit, avec Social Ads et Beacon. Ces deux derniers vont permettre aux annonceurs d’être présents dans vos espaces News Feed (la page d’accueil de Facebook une fois loggué) ou Mini Feed… et par suite dans les News Feed de vos amis. Plus précisément, Social Ads suit vos actions sur les Facebook Pages des annonceurs, et Beacon vos actions sur leurs sites. Pour reprendre les exemples proposés par Facebook, avec Social Ads tous mes contacts sauront que sur la Facebook Page de Blockbuster.com, j’ai mis la note de 4/5 à Top Gun, ou grâce à Beacon, que je l’ai ajouté à mes favoris sur Blockbuster.com. Dans le cas de Beacon, j’ai tout de même le choix de ne pas communiquer mes actions à mon profil : ouf ! (du reste, des astuces tournent déjà sur le net pour bloquer Beacon).
D’un point de vue marketing, les outils proposés par Facebook sont assez intéressants. L’offre a le mérite d’être assez novatrice, et le ciblage d’une pertinence probablement jamais atteinte. L’utilisateur, en revanche, à de quoi être un peu refroidi par ce système. D’une part parce qu’il est invité obligé de jouer les hommes sandwich, ce qui en soi est assez détestable, d’autre part parce que Social Ads et Beacon semblent promettre une belle quantité de spam, dans le News feed notamment.
Jusqu’ici, on ne peut pas dire que les réactions à Facebook Ads aient été très bonnes (illégalité éventuelle, posts mécontents). Si les actualités relatives aux outils de pubs sur internet indiffèrent le plus généralement les utilisateurs, c’est que jusqu’alors, les bannières publicitaires restaient dans leur coin, constituant au pire une gène visuelle. Facebook change donc la donne en s’entremêlant à des infos personnelles, ou plus précisément en s’immiscant dans le dialogue que j’entretiens avec mes amis. Et c’est bien le problème : Facebook n’est pas un site de contenu comme les autres, mais un outil destiné à faire partager son intimité dans une mesure choisie. On est avec les réseaux sociaux dans le domaine du personnel et de l’intime. Les informations que je mets sur mon profil facebook ne sont pas des informations publiques, mais relèvent de l’intimité que j’accepte de partager avec mon cercle d’amis et de connaissances proches, et vice versa. Facebook, comme les autres réseaux sociaux, sont donc le support d’une forme inédite de dialogue interpersonnel, dans lequel la publicité n’a évidemment rien à faire. Non sollicitée (tout particulièrement dans le cas des Social Ads, qui n’offrent pas d’opt out), elle s’apparente effectivement à du spam, sinon à un forme de viol puisqu’elle me dénie mon intimité.
Evidemment, il m’arrive tous les jours de recommander à des amis un livre, un film, une série. Mais recommander est un choix, dans un contexte donné, répondant à l’attente d’une personne donnée, pas de l’ensemble de mes contacts ! D’autre part, je ne recommande que ce que j’aime, pas ce pour quoi je n’ai que curiosité. Si les Social Ads rendent compte de ma curiosité, il ne faudrait pas qu’elles la fasse passer pour de la recommandation. Or c’est précisément de cela qu’il s’agit dans le communiqué de presse de Facebook relatant le lancement du système : ““Social actions are powerful because they act as trusted referrals and reinforce the fact that people influence people,” said Zuckerberg. “It’s no longer just about messages that are broadcasted out by companies, but increasingly about information that is shared between friends. So we set out to use these social actions to build a new kind of ad system.”Facebook’s ad system serves Social Ads that combine social actions from your friends – such as a purchase of a product or review of a restaurant – with an advertiser’s message. This enables advertisers to deliver more tailored and relevant ads to Facebook users that now include information from their friends so they can make more informed decisions.”
Il est sans doute un peu tôt pour juger de l’impact réel des Social Ads dans Facebook. Admettons qu’Allocine dispose de sa Facebook Page : si je regarde les bandes annonces des sorties de la semaine, suis-je en train de recommander ces films ? Ou de faire la promo d’Allocine ? Et si tous les mardi je répète l’opération, vais-je chaque fois informer mes amis que j’ai utilisé le player d’Allocine ? Ou être informé que dix de mes amis cinéphiles ont fait de même ? Evidemment, ce genre de spam deviendrait très rapidement insupportable pour l’utilisateur et donnerait une mauvaise image de l’annonceur spammant plus ou moins malgré lui. Tout cela est un peu caricatural et laisse penser que Facebook a prévu, dans les faits, quelque chose de plus subtil (même si on s’inquiète sur les blog pro-facebook). Dans tout autre cas, il y a fort à parier que Facebook vienne de fournir à Google et son OpenSocial la torpille qui le coulera…
enGooglés, une nouvelle de Cory Doctorow
12 novembre 2007
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A lire sur le net en 15 minutes montre en main, une très intéressante nouvelle de Cory Doctorow, un auteur de science-fiction collaborant régulièrement à Boing Boing (entre autres). Intitulée enGooglés (Scroogled, dans le texte), elle décrit un futur très proche dans lequel Google travaillerait main dans la main avec les renseignements américains. C’est court, troublant de vraisemblance, et ne manquera pas de rappeler 1984… “Google controls your e-mail, your videos, your calendar, your searches… What if it controlled your life?”
La version originale, publié dans le webzine Radar
Facebook et Myspace coulent l’économie britannique
8 novembre 2007
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Vu sur pointblog aujourd’hui, comment Facebook et MySpace coûterait 130M de livres par jour aux entreprises britanniques en temps perdu à surfer. God dammit !
Exit le Gphone, vive Android et l’Open Handset Alliance ! (mon royaume pour des actions Google !)
6 novembre 2007
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Ces derniers jours ont été marqués par un important buzz autour du Google phone, ou Gphone - un téléphone mobile qui alimentait la rumeur depuis deux ans (cf. Wikipedia) et que Google aurait été sur le point de lancer. La situation a finalement été clarifiée aujourd’hui, notamment par Andy Rubin (Director of Mobile Platforms) sur le blog de Google : le supposé gPhone, on verra plus tard, mais l’Open Handset Alliance et Android, c’est maintenant. Et comme l’aurait dit Andy s’il avait parlé français (d’où cette traduction maison) : “Nous pensons que ce que nous annonçons - l’Open Handset Alliance et Android - est plus important et plus ambitieux qu’un simple téléphone. Grâce à l’effort conjoint des membres de l’Open Handset Alliance, nous espérons en fait qu’Android sera au coeur de nombreux futurs téléphones et qu’il donnera une expérience mobile entièrement nouvelle pour les utilisateurs, avec de nouvelles applications et de nouvelles capacités que nous ne pouvons pas même imaginer aujourd’hui“.
En guise de spoiler, j’ajouterais que ça sera probablement le cas, qu’on n’en attendait pas moins de Google, et je regrette une nouvelle fois de ne pas avoir acheté d’actions il y a trois ans.
De quoi s’agit-il exactement ? Android est une plateforme ouverte pour les téléphones mobiles - un système d’exploitation, une interface utilisateur, des applications - développée en coopération avec l’Open Handset Alliance, un joli bébé réunissant 30 poids lourds de la téléphonie, du web et d’ailleurs, dont Motorola, Qualcomm, HTC et T-Mobile. Une plateforme ouverte donc, qui permettra aux développeurs du monde entier d’y aller de leur bout de code : le SDK (pour software development kit) est d’ailleurs prévu pour le 12 novembre. Chez Google, on joint les gestes à la parole ! En revanche, les téléphones à base d’Android ne devraient pas être commercialisés avant mi-2008, mais en attendant, comme conclut Andy : “visitez mobile.google.com et assurez-vous d’avoir Google Maps pour mobile, Gmail et nos autres formidables applications sur votre téléphone”. Hé oui, Google est déjà présent sur mobile et tient à le rester - tout le monde n’aura pas Android sur son portable de si tôt, et qui sait de quoi l’avenir est fait, restons pragmatiques !
Bref, Google continue d’avancer ses pions pour être incontournable sur le plus grand nombre de supports numériques possibles. Le plus étonnant dans cette annonce est peut-être sa concommitence avec le lancement d’OpenSocial et du SDK qui permettra à ces fameux développeurs d’investir le plus facilement du monde les différents réseaux sociaux partenaires. Deux annonces successives qui témoignent à mon sens d’une même stratégie : investir les infrastructures de diffusion de l’information et se placer subtilement entre le contenu - laissé à la charge des utilisateurs - et le contenant - pourquoi prendre des risques à essayer de commercialiser un produit dont le succès dépend d’un consensus populaire ? En devenant indispensable au contenu, Google le devient plus encore au contenant : ce faisant, il multiple ses espaces publicitaires, améliore ses capacités en matière de ciblage comportemental (le truc à la mode) et par suite la pertinence… de ses espaces publicitaires. Quant à la possibilité de miner un peu plus Microsoft (que le lancement d’OpenSocial n’a pas dû réjouir) en boutant Windows Mobile hors des smartphones, qui s’en plaindra ? Machiavélique ! Et si on a parfois envie de resortir de la boite à fantasme le Big Brother d’Orwell, il faut bien reconnaître que non content d’être gratuites, les applications proposées par Google sont de très bonne qualité (moteur, mail, géolocalisation, reader… la liste est longue), et que dans le contexte actuel en tout cas, le grand public sort généralement gagnant de l’”ouverture” que Google se targue de proposer. Une position de force dont on semble bien conscient chez Google & Co, qui ne travaillent plus pour leur profit mais pour le bien commun, comme chacun sait. Le site de l’Open Handset Alliance ne nous épargne donc pas les phrases dégoulinantes de bons sentiments, comme celle-ci qui n’a décidément peur de rien : “Building a better mobile phone would enrich the lives of countless people across the globe“. Affaire à suivre.
Gracenote Music Maps : les charts des écoutes
4 novembre 2007
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Gracenote music map est une remarquable application, mise à disposition par Gracenote (la base de données qui retourne les informations relatives à votre disque lorsque vous le numériser, par exemple) : elle retourne par pays quels artistes et quels albums sont les plus écoutés – une info plutôt intéressante puisque les divers « tops » relayés par les médias concernent les ventes, pas les écoutes. Evidemment, on pourra rétorquer que seuls les écoutes via ordinateur sont comptabilisés, que l’échantillon n’est pas représentatif, etc., mais les résultats n’en sont pas moins intéressants. A l’heure où je le teste, les charts français mettent donc en tête des écoutes… les Beatles, Pink Floyd, Red Hot Chili Peppers, U2, Madonna, The Rolling Stones… Vieux pot, meilleure soupe, etc. Mais paradoxalement (ou pas, à bien y réfléchir), le top album place en tête les derniers Mika, Vanessa Paradis et Madonna.
Fuel for life : buzz réussi ou buzz manqué ?
3 novembre 2007
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Le parfum de Diesel sent-il le mazout ? Presque tous les jours depuis le post consacré à Fuel for life, je visite son très joli site pour voir où en est son compteur de parfums vendus. En cinq jours, il s’en est donc écoulé… Aucun. En 12 jours maintenant, 17 bouteilles vendues worldwide. Dur !
Une mésaventure symptomatique des écueils qui guettent ce type d’opération : un bon relais un peu partout sur internet, mais rien à l’arrivée. Alors, buzz réussi ou buzz manqué ? Le problème ne se traduit probablement pas dans ces termes : j’ai plutôt l’impression que Fuel for life fait démonstration que le battage ne suffit pas à faire vendre un produit somme toute pas très “intéressant” - quoi qu’il en soit de la qualité de Fuel for life comme parfum. Et de se demander si cette campagne n’intervient pas trop tôt pour Diesel : si Chanel sortait demain le même type d’opération, on parierait plus volontiers sur son succès. La rareté se vend mieux quand elle est adossé à la notoriété, et l’histoire de Diesel parfumeur est bien courte. Par où l’on retrouve la question de l’”intérêt” du produit : là où Diesel vend un parfum customisable à la limite du gadget, Chanel vendrait une exception, une rareté prompte à attirer le collectionneur ou l’amateur. D’un cas à l’autre, la valeur ajouté induite par le procédé est loin d’être la même. Mais bon, le grill du grand public est cruel, surtout sur internet, et le commentaire est facile, surtout a posteriori ! Et qui sait, la notoriété de Diesel comme parfumeur s’est peut-être largement accrue ? Faute de grive, on mange des merles, comme dirait ma grand-mère.
Snow Diving à Val Thorens : authentique événement ou buzz ?
3 novembre 2007
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J’ai cliqué ce matin sur un pavé publicitaire présentant un type en combinaison s’élançant du haut d’un plongeoir pour atterrir, tête la première, dans de la poudreuse. J’imagine que c’est assez douloureux ? Ce pavé faisait la promotion d’une compétition de snow diving ayant lieu à Val Thorens (http://www.snowdiving.com), et me laisse perplexe : s’agit d’un authentique événement ou d’une énième campagne de marketing viral destinée à faire un max de buzz autour de la station ? J’aurais plutôt tendance à pencher pour le buzz : d’une part, le snow diving me semble trop ahurissant pour vraiment exister, d’autre part la vidéo est louche (si la foule qu’on nous présente s’est réunie le jour où ces types plongent, je me fais restaurateur d’altitude) et est bien entendu affublée d’outils viraux (l’ami, le blog). Pour finir, si le snowdiving existait vraiment comme discipline, je vois mal comment Val Thorens aurait pu avoir la primeur du nom de domaine snowdiving.com. Pour autant, le site internet relayant l’opération semble plutôt sérieux, et s’il s’agit vraiment d’un buzz, je ne parviens pas à lui trouver de seconde étape, de résolution pertinente et vraiment positive pour Val Thorens. Le site indique de revenir le 13 novembre pour plus d’informations… Soit.
Un petit coup de Google plus tard, je ne parviens pas à trouver plus d’indice d’une quelconque opé de buzz associée à ce Snow Diving Show : Val Thorens ne jouerait donc pas avec l’internaute.
Une hésitation assez intéressante. Les circonstances de mise à disposition de l’info (internet + vidéo + outil viraux + nom de domaine) m’ont immédiatement fait croire que j’avais affaire à une opération de buzz, et jusqu’à preuve du contraire, ce n’était pas le cas. Internet rend-il sceptique ? Il pousse certainement à recouper ses informations, et je suis certain d’être de nouveau confronté à ce type d’hésitation : d’une part, parce que les campagnes de buzz vont aller se multipliant, la croissance des réseaux sociaux étant une merveilleuse circonstance pour leur prolifération, et d’autre part, parce qu’à force de crier au loup, quand le loup est là, personne n’y croit plus. Dans le même ordre d’idée, ça me rappelle le 11 septembre, les tours du World Trade Center, et Bilalian (ou Pujadas?) sur France 2 qui avait cru bon de préciser, à plusieurs reprises, qu’il ne s’agissait pas d’un canular ni d’un film, que rien n’était truqué. Cela m’avait surpris : dans quel état de défiance vis à vis de la télévision fallait-il se tenir pour avoir besoin de préciser ça, dans ces circonstances ?
OpenSocial : le social networking façon Google
31 octobre 2007
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Google vient tout juste de donner plus de détails sur OpenSocial, sa “réponse” au social networking. OpenSocial sera en ligne jeudi, et consistera notamment en un ensemble d’API permettant de développer des applications fonctionnant sur toute une série de sites de social networking, comme Orkut, Salesforce, LinkedIn, Ning, Hi5, Plaxo, Friendster, Viadeo et Oracle. Plus besoin de se spécialiser et/ou de ne développer que dans le langage propriétaire d’une plateforme sociale, donc. Enfin, tant qu’on ne souhaite pas être présent sur Facebook : Microsoft n’y a pas investi pour soutenir les projets de Google. Quoiqu’il en soit, la petite guerre de ces deux géants, toute en coup fourrée, devient de plus en plus réjouisssante ! Plus de détail sur Techcrunch.
Messavista.com, la voix des morts
31 octobre 2007
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Il y a une sorte de morbidité joyeuse dans ce service, auquel Ecrans vient de consacrer un article. Le principe est tout bête mais bien marketé. Le trépas est proche ? Ecrivez à vos proches depuis la tombe, en programmant des envois de mails ou de SMS. Cela me rappelle La promesse de l’aube, dans lequel Romain Gary raconte comment sa mère, se sentant mourir, avait préparé des dizaines de lettres qu’une amie se chargea d’envoyer à l’écrivain, alors parti à la guerre. Dans le cas de Messavista, c’est un peu plus technique mais sensiblement la même chose : on s’abonne à un service d’envoi qui est déclenché dès que votre mort est communiquée à Messavista. Bref, un service de messagerie posthume, pour les messages les plus tendres ou (plus vraisemblablement ?), comme le suggère l’accueil de Messavista, “Oser leur écrire ce que vous ne leur aviez peut être jamais dit“. Avec une petite faute de ponctuation en prime, pour dédramatiser ?
